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MEDITATION
THÈME: ANTICHRIST - LA MARQUE DE LA BETEChapitre 13/15
Version bible DARBY et LOUIS SEGOND
En Apocalypse 13.16 il est dit:
"Et elle (la deuxième bête) fait qu'à tous, petits et grands, et riches et pauvres, et libres et esclaves, on leur donne une marque sur leur main droite ou sur leur front". Ici aussi nous avons à faire avec le langage symbolique de la Bible. Une marque est un signe distinctif, un indice. Paul dit:
"Désormais que personne ne vienne me troubler, car moi je porte en mon corps les marques du Seigneur Jésus" (Gal. 6. 17). Il a souffert à cause de Christ et à cause de la véritable proclamation de l'Evangile. Il était entré avec Lui dans une communion de souffrance. Ce n'était certainement pas une stigmatisation extérieurement visible des cicatrices de Jésus. Cela aurait été en réalité une moquerie diabolique du saint acte de salut de Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur qui a été accompli une seule fois et qui ne peut être imité. Paul était reconnu et caractérisé comme étant serviteur de Christ, et il a porté Son opprobre.
La marque sur le front montre une décision prise, alors que celle sur la main montre une action correspondante. La tête montre l'accord avec l'antichrist, et la main, la participation au système antichrist.
Dans les cercles de croyants bibliques les gens s'occupent de la marque de la bête mais ne reconnaissent pas que toute dénomination chrétienne humainement organisée porte déjà cette marque. Dieu n'a fondé aucune de ces institutions dirigées par un quartier général terrestre. Il a appelé à la vie un organisme vivant. Les assemblées bibliques du christianisme primitif étaient des communautés de croyants locales, libres et indépendantes, existant en qualité d'Eglises locales souveraines. En ce temps-là les Eglises étaient conduites par des hommes autorisés et mandatés par l'Esprit, chacun d'eux ayant une vocation divine et, ayant été commissionnés et envoyés dans leur service particulier comme Dieu les avait établis dans l'Eglise (1 Cor. 12.28; Eph. 4.11). Il n'y avait point de quartier général, point de surintendant à qui se référer, aucune autorité doctrinale nommée par lui, ni école biblique ni séminaire pour former des prêtres, ou choses semblables. Au fond il n'y avait en ce temps-là rien de ce qui dans le christianisme d'aujourd'hui semble aller de soi; et à l'inverse on ne trouve aujourd'hui dans les églises organisées et indépendantes plus rien de ce qui est de la pure doctrine et de la pure pratique du christianisme originel. Ce n'est plus qu'une forme, et une forme morte.
La plus petite communauté de croyants d'aujourd'hui se tient également rigoureusement à la ligne de conduite qu'elle s'est elle-même établie; seuls ceux qui appartiennent à la même organisation peuvent exercer au milieu d'eux leur fonction de prédicateur. Les protestants ont contesté à l'église catholique sa prétention d'être l'église hors de laquelle il n'y a point de salut, et cela avec raison. Cependant, après un examen plus rigoureux, on trouve les mêmes prétentions dans toutes les dénominations, jusqu'au plus petit groupe séparé. Pourtant que ce soit à voix haute ou à voix basse, tous disent que si l'on ne croit pas leur doctrine, leur connaissance, leur révélation, etc., on ne peut être sauvé. Par cela ils s'identifient avec la marque de la première religion chrétienne organisée, même s'ils différent doctrinalement l'un de l'autre. Cette marque suffit pour recevoir automatiquement la marque de la bête et être soumis à l'esprit de l'antichrist, lequel règne partout où des hommes sont liés à une organisation, à une doctrine particulière ou à une personne. Cela signifie que toutes les églises d'état ou indépendantes, jusqu'au plus petit mouvement ou nouvelle organisation, portent déjà la marque de la bête sans le savoir.